Vote sur l'ensemble du projet de loi relatif à l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2030

Scrutin public de l'Assemblée nationale du 13 janvier 2026, adopté : 403 pour, 99 contre, 18 abstentions.

Intitulé officiel : l'ensemble du projet de loi relative à l'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 (première lecture).

De quoi s'agit-il ?

Les députés se sont prononcés par scrutin public solennel sur l'ensemble du projet de loi relatif à l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2030, lors de sa première lecture à l'Assemblée nationale. Il s'agit d'un vote global portant sur le texte dans son ensemble, et non sur un article en particulier. Le texte intégral du projet de loi n'est pas disponible dans les informations fournies, ce qui ne permet pas d'en détailler le contenu.

Pourquoi voter pour

- Mme Graziella Melchior (EPR) présente le texte comme une chance pour la France : il permettra l'organisation des Jeux d'hiver dans les Alpes, dans la continuité des JOP de Paris 2024. - Elle souligne que le texte a été consolidé par le Sénat (adopté à la quasi-unanimité) et par l'Assemblée (large majorité), et que le groupe EPR votera pour. - Elle met en avant des garde-fous et ajouts adoptés en discussion : contrôle parlementaire du suivi financier pendant quatre ans, rapport public sur les dépenses, estimation de l'impact environnemental, trajectoire « zéro déchet et zéro plastique à usage unique » (interdiction des bouteilles de moins de 50 cl), charte du volontariat, lutte contre la corruption et le dopage. - Elle défend les dérogations prévues comme un « pacte de confiance » avec les acteurs mobilisés, et non comme un « passe-droit », avec des garde-fous maintenus. - Elle présente la prolongation de la vidéosurveillance algorithmique et l'interdiction de paraître sur les lieux de compétition comme des mesures de sécurité. - Mme Sophie Ricourt Vaginay (UDDPLR) annonce que son groupe votera le texte « par esprit de responsabilité », tout en se disant exigeante et vigilante. Elle soutient les JOP 2030 et des infrastructures « utiles, durables, pensées pour l'après-Jeux ». - M. Alexis Jolly (RN) annonce que son groupe votera le texte. Il défend une vision de la montagne « vivante » et soutient les acteurs locaux (maires, directeurs de station, restaurateurs, moniteurs, organisateurs de festivals). Il affirme que beaucoup d'infrastructures existent déjà et que le projet vise la modernisation, et non des constructions inutiles. - Mme Melchior et M. Jolly évoquent l'effet d'entraînement économique et touristique pour les régions alpines, ainsi que la facilitation du travail dominical et des publicités liées aux sponsors (mesure citée par Mme Melchior).

Pourquoi voter contre

- Mme Sandrine Nosbé (LFI-NFP) juge le projet de financement de 2,5 milliards d'euros d'argent public « irresponsable » au regard des coupes annoncées dans la santé, les sports et la vie associative, et dénonce un soutien au « sport spectacle ». - Elle estime que le texte a été adopté sans débat public ni consultation (Conseil national de la montagne, comité de massif des Alpes, Commission nationale du débat public, évaluation environnementale), et évoque une saisine des Nations unies jugée recevable le 19 novembre. - Elle dénonce un texte « oppressif, répressif, écocidaire », selon elle porteur d'atteintes aux libertés (vie privée, non-discrimination, liberté d'expression, liberté de réunion) et d'une surveillance de masse prolongée au-delà des Jeux. - Elle critique l'impact écologique : artificialisation des sols, consommation d'eau liée à la neige artificielle, atteintes aux écosystèmes alpins, et tourisme de neige « à bout de souffle » dans un contexte de réchauffement. - Elle conteste les dérogations aux normes et la construction d'équipements temporaires affranchis des règlements. - Mme Sophie Ricourt Vaginay (UDDPLR), bien qu'elle vote pour, critique les dérogations en matière d'affichage publicitaire, y compris dans des sites protégés, et la pérennisation d'ouvrages présentés comme temporaires, qui contredisent selon elle les documents d'urbanisme locaux. Elle cite l'exemple niçois comme avertissement et dénonce une « écologie punitive » et un aménagement des Alpes « à deux vitesses ». - M. Jean-François Coulomme (LFI-NFP) intervient principalement par des interpellations brèves, sans développer d'argument structuré dans cet extrait.

Le vote de chaque groupe