Amendement de Mme Lorho à l'article 2 de la proposition de loi sur l'aide à mourir
Scrutin public de l'Assemblée nationale du 19 février 2026, rejeté : 53 pour, 79 contre, 6 abstentions.
Intitulé officiel : l'amendement n° 135 de Mme Lorho à l'article 2 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (deuxième lecture).
De quoi s'agit-il ?
Les députés ont voté sur l'amendement n° 135, déposé par Mme Lorho, portant sur l'article 2 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir, examinée en deuxième lecture. Il s'agit d'un scrutin public ordinaire. Le texte intégral de l'amendement n'est pas disponible dans les informations officielles utilisées pour cette fiche, et son contenu détaillé n'est donc pas précisé ici.
Pourquoi voter pour
- Mme Claire Marais-Beuil (RN), qui soutient l'amendement, propose de maintenir l'interdiction, pour les médecins, d'administrer la mort. - Elle s'appuie sur une tribune publiée dans Le Monde le 20 janvier 2026 par un collectif de médecins et de juristes, qui estime que reconnaître l'administration de la mort par le corps médical changerait radicalement la nature de la démarche soignante. - Elle estime qu'il n'existe pas de consensus sur ce point et que l'acceptation de l'euthanasie par les professionnels serait pour eux un fardeau, alors qu'ils préfèrent préserver la vie. - Mme Sandrine Dogor-Such (RN) annonce que son groupe votera pour. Elle juge intenable de promettre à une personne de l'accompagner et de l'aider à vivre tout en lui proposant de mourir. - Elle craint que, si le texte est adopté, des personnes demandent à mourir non par choix libre mais parce qu'elles se sentiraient abandonnées.
Pourquoi voter contre
- Mme Brigitte Liso (EPR), rapporteure, émet un avis défavorable. Selon elle, l'amendement supprimerait la possibilité pour un médecin d'administrer la substance létale, alors que la participation de médecins ou d'infirmiers est pleinement admise par une bonne partie des médecins. - Elle souligne que les soignants qui ne souhaitent pas participer pourront invoquer la clause de conscience spécifique prévue à l'article 14. - Elle affirme que la participation de professionnels de santé garantit que la substance est administrée en toute sécurité. - M. Laurent Panifous (ministre délégué) déclare simplement donner le même avis défavorable, sans argument supplémentaire exprimé dans cet extrait. - Le scrutin donne 53 voix pour et 79 contre : l'amendement est rejeté.
Le vote de chaque groupe
- Rassemblement National : 36 pour, 0 contre, 2 abstentions
- Ensemble pour la République : 2 pour, 17 contre, 1 abstention
- La France insoumise - Nouveau Front Populaire : 0 pour, 16 contre, 0 abstentions
- Socialistes et apparentés : 0 pour, 22 contre, 0 abstentions
- Droite Républicaine : 8 pour, 1 contre, 0 abstentions
- Écologiste et Social : 0 pour, 10 contre, 0 abstentions
- Les Démocrates : 2 pour, 3 contre, 1 abstention
- Horizons & Indépendants : 1 pour, 5 contre, 2 abstentions
- Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires : 0 pour, 3 contre, 0 abstentions
- Union des droites pour la République : 4 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Gauche Démocrate et Républicaine : 0 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Non inscrit : 0 pour, 2 contre, 0 abstentions