Sous-amendement sur la lutte contre les fraudes sociales et fiscales
Scrutin public de l'Assemblée nationale du 31 mars 2026, rejeté : 39 pour, 109 contre, 1 abstention.
Intitulé officiel : le sous-amendement n° 1167 de M. Boyard à l'amendement n° 1076 de Mme Colin-Oesterlé à l'article 12 bis A du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).
Texte : Projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales
De quoi s'agit-il ?
Ce texte, adopté par le Sénat le 18 novembre 2025, vise à renforcer la lutte contre les fraudes sociales et fiscales. Il est organisé en trois titres. **Titre Ier : renforcer les moyens d'enquête et de contrôle.** Il facilite les échanges d'informations entre administrations : l'administration fiscale, les douanes, les organismes de sécurité sociale, France Travail ou la Caisse des dépôts. Certains agents se voient accorder un accès direct à des fichiers, par exemple les déclarations fiscales ou les données relatives aux mutations immobilières, notamment pour la lutte contre la fraude au revenu de solidarité active. Le texte autorise certains agents de contrôle à ne pas décliner leur identité pendant les opérations, les juridictions gardant toutefois accès à leur nom. Il crée un répertoire des personnes définitivement condamnées ou sanctionnées pour fraude intentionnelle, dont l'information est retirée au bout de dix ans. Il encadre aussi les échanges de données entre organismes de sécurité sociale et complémentaires santé, et impose aux entreprises de transport sanitaire et de taxis une géolocalisation de leurs véhicules. Enfin, il étend les pouvoirs de contrôle de l'administration fiscale sur les caisses enregistreuses et les terminaux de paiement, et renforce le droit de communication de la Cour des comptes. **Titre II : adapter les leviers de lutte et renforcer les sanctions.** Il prévoit que certaines allocations soumises à condition de résidence soient versées sur des comptes domiciliés en France ou dans l'espace unique de paiement en euros de l'Union européenne. Il crée un passeport de prévention et renforce les sanctions applicables aux organismes de formation professionnelle, notamment par des amendes administratives. Il alourdit les peines de certaines infractions : escroquerie en bande organisée, fraude fiscale et délits fiscaux aggravés, dont les peines sont portées à cinq ou sept ans d'emprisonnement selon les cas. Il permet la suspension…
Pourquoi voter pour
L'extrait ne contient aucun argument en faveur de ce sous-amendement. Il ne comprend que la mise aux voix et le résultat du scrutin, sans intervention d'un député ou d'un groupe. Il porte d'ailleurs sur le sous-amendement n° 1165 et non sur le n° 1167 mentionné dans la demande.
Pourquoi voter contre
L'extrait ne contient aucun argument contre ce sous-amendement. Le résultat indiqué est de 39 voix pour, 109 contre, sur 148 votants, le sous-amendement n'est donc pas adopté. Aucune motivation de ce rejet n'est toutefois rapportée dans l'extrait.
Le vote de chaque groupe
- Rassemblement National : 1 pour, 44 contre, 0 abstentions
- Ensemble pour la République : 0 pour, 23 contre, 1 abstention
- La France insoumise - Nouveau Front Populaire : 22 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Socialistes et apparentés : 10 pour, 1 contre, 0 abstentions
- Droite Républicaine : 0 pour, 14 contre, 0 abstentions
- Écologiste et Social : 5 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Les Démocrates : 0 pour, 8 contre, 0 abstentions
- Horizons & Indépendants : 0 pour, 11 contre, 0 abstentions
- Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires : 0 pour, 1 contre, 0 abstentions
- Union des droites pour la République : 0 pour, 5 contre, 0 abstentions
- Gauche Démocrate et Républicaine : 1 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Non inscrit : 0 pour, 2 contre, 0 abstentions