Procédure simplifiée de recouvrement des créances commerciales incontestées par commissaire de justice
Scrutin public de l'Assemblée nationale du 10 avril 2026, adopté : 41 pour, 14 contre, 0 abstentions.
Intitulé officiel : l'ensemble de la proposition de loi visant à instaurer une procédure simplifiée de recouvrement des créances commerciales incontestées (première lecture).
De quoi s'agit-il ?
Ce texte, qui modifie le code des procédures civiles d'exécution, vise à créer une procédure simplifiée de recouvrement des créances commerciales dites « incontestées ». Il s'agit de créances nées d'une facturation entre commerçants, que le créancier peut faire recouvrer par un commissaire de justice sans passer par une procédure judiciaire classique. Le déroulement prévu est le suivant. Le commissaire de justice signifie au débiteur un commandement de payer, qui doit contenir, sous peine de nullité, la description de l'obligation à l'origine de la créance, le détail des montants réclamés (frais, majorations, pénalités, intérêts éventuels) et un délai d'un mois pour payer, avec les modalités de paiement. Si le débiteur conteste la créance dans ce délai, la procédure prend fin, sans que le créancier perde son droit d'agir en justice. En l'absence de paiement ou de contestation, le commissaire de justice peut dresser, au plus tôt huit jours après l'expiration du délai, un procès-verbal de non-contestation. À la demande du commissaire, le greffier de la juridiction commerciale compétente le rend exécutoire, après avoir vérifié la régularité de la procédure. Ce document doit être signifié au débiteur dans les six mois, faute de quoi il devient non avenu. Le débiteur peut s'y opposer, et une copie est transmise au président de la juridiction du siège social du débiteur. Les frais de la procédure sont à la charge du débiteur. Un décret en Conseil d'État doit fixer les modalités d'application. Le texte procède également à des coordinations : il adapte des renvois dans le code de commerce et l'ordonnance de 2016 relative au statut de commissaire de justice, ajoute le titre délivré par le greffier à la liste des titres exécutoires, et remplace le mot « huissier » par « commissaire de justice » dans plusieurs articles, en excluant du champ de l'article L. 125-1 les créances entre commerçants.
Pourquoi voter pour
Cet extrait ne contient aucun argument exprimé en faveur de la proposition de loi. Il ne reproduit que la mise aux voix de l'ensemble du texte, présidée par Mme la présidente (HOR).
Pourquoi voter contre
Cet extrait ne contient aucun argument exprimé contre la proposition de loi. Il ne reproduit que la mise aux voix de l'ensemble du texte, présidée par Mme la présidente (HOR).
Le vote de chaque groupe
- Rassemblement National : 8 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Ensemble pour la République : 21 pour, 0 contre, 0 abstentions
- La France insoumise - Nouveau Front Populaire : 0 pour, 9 contre, 0 abstentions
- Socialistes et apparentés : 5 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Droite Républicaine : 4 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Écologiste et Social : 0 pour, 4 contre, 0 abstentions
- Les Démocrates : 1 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Horizons & Indépendants : 1 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires : 1 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Union des droites pour la République : 0 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Gauche Démocrate et Républicaine : 0 pour, 1 contre, 0 abstentions
- Non inscrit : 0 pour, 0 contre, 0 abstentions