la motion de rejet préalable, déposée par M. Boris Vallaud, de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat (première lecture).

Scrutin public de l'Assemblée nationale du 13 avril 2026, rejeté : 55 pour, 134 contre, 0 abstentions.

Texte : Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat

Pourquoi voter pour

- **Éric Martineau (DEM)** : le texte peut renforcer l'efficacité des mesures d'éloignement des individus dangereux, améliorer le suivi de profils à risque et combler des lacunes du droit ; un rejet préalable serait une façon de se priver de la capacité à légiférer utilement. Il estime que le débat parlementaire doit servir à ajuster le texte et à mieux sécuriser juridiquement ses équilibres. Il soutient l'objectif de protéger les Français et votera contre la motion. - **Sylvain Berrios (HOR)** : le texte vise à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat. Il regrette que les oppositions refusent d'en débattre et estime que les victimes et les Français attendent d'être protégés. Il votera contre la motion. - **Laurent Mazaury (LIOT)** : il juge que la motion est un renoncement face à une menace réelle et que les failles du cadre légal doivent être traitées. Il reconnaît que certains députés de son groupe ont des réserves sur le texte, qu'ils exprimeront en débat, notamment pour mieux équilibrer sécurité et libertés publiques. Son groupe votera contre la motion. - **Olivier Fayssat (UDR)** : il reproche à la gauche de déposer systématiquement des motions de rejet et affirme que son groupe souhaite débattre, améliorer le texte et renforcer la sécurité. Il votera contre la motion. - **Michaël Taverne (RN)** : il estime que les oppositions s'opposent à tous les textes favorables à la sécurité et qu'il faut changer la politique migratoire. Il dit que son groupe votera contre la motion et en faveur du texte, car la sécurité des Français est sa priorité. - **Mme Marie-Christine Dalloz (DR)** et **M. Michel Barnier** : leurs interventions dans l'extrait sont brèves (exclamations ou applaudissements) et n'expriment pas d'argument développé.

Pourquoi voter contre

- **Mme Ségolène Amiot, M. Andy Kerbrat, Mme Élisa Martin, M. Antoine Léaument (LFI-NFP)** : ils contestent l'équilibre du texte, affirment que les propositions de la commission des lois n'ont pas été prises en compte et que le texte ne protégera pas les Français. Les extraits de ces interventions sont courts ; les arguments détaillés ne figurent pas dans l'extrait. - **Mme Elsa Faucillon (GDR)** : elle juge que le texte s'inscrit dans une logique de durcissement systématique après chaque drame, qui restreint les droits et allonge les enfermements sans démontrer son efficacité. Elle s'oppose notamment à la proposition de porter la durée maximale de la rétention administrative à 540 jours, en estimant que les personnes sortent souvent des centres de rétention avant cette limite sans être expulsées, et que les laissez-passer consulaires sont généralement délivrés plus tôt. Elle dénonce un lien établi entre immigration et criminalité, et affirme que le texte banaliserait l'arbitraire sans renforcer la sécurité. Elle souligne aussi que la réponse au terrorisme ne doit pas viser une appartenance politique et demande un débat de fond. - **Mme Léa Balage El Mariky (ECOS)** : elle interroge, dans l'extrait, la prise en compte de l'État de droit, sans développer d'argument précis. - **Mme Ségolène Amiot (LFI-NFP)** : elle affirme qu'« il n'y a pas d'équilibre » dans le texte, sans en détailler les raisons dans l'extrait. - **Mme la présidente (RN)** : aucune position exprimée (présidence de séance).

Le vote de chaque groupe