Proposition de loi sur la sécurité, la rétention administrative et la prévention des attentats
Scrutin public de l'Assemblée nationale du 16 juin 2026, adopté : 345 pour, 177 contre, 11 abstentions.
Intitulé officiel : l'ensemble de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat (texte de la commission mixte paritaire).
Texte : Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat
De quoi s'agit-il ?
**Objectif** Cette proposition de loi, déposée par des députés, vise à renforcer la prévention des actes criminels et terroristes en France. Elle fait suite à l'attentat de Mulhouse du 22 février 2025, commis par un étranger sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), radicalisé et présentant des troubles psychiatriques. Elle répond aussi à la décision du Conseil constitutionnel du 7 août 2025, qui a censuré plusieurs dispositions d'une loi visant à faciliter le maintien en rétention de certains condamnés étrangers. **Principaux points** Le texte s'organise en trois volets. **1. Suivi des personnes radicalisées présentant des troubles mentaux (articles 1 à 4)** - **Article 1** : création d'une injonction d'examen psychiatrique pour les personnes dont la radicalisation à caractère terroriste s'accompagne de troubles mentaux. En cas de refus, le préfet pourrait saisir le juge judiciaire afin d'autoriser une admission provisoire en soins psychiatriques sans consentement. - **Article 2** : extension de la rétention de sûreté aux personnes condamnées à au moins quinze ans d'emprisonnement pour terrorisme, lorsqu'elles présentent à la fin de leur peine une très forte dangerosité. - **Article 3** : extension du suivi socio-judiciaire de prévention de la récidive terroriste aux personnes condamnées pour des infractions de droit commun qui se radicalisent en détention. - **Article 4** : possibilité de communiquer au préfet du lieu de domicile les informations sur les personnes en soins sans consentement représentant une menace terroriste, en plus du préfet du lieu d'hospitalisation, seul destinataire actuel. **2. Prévention et lutte contre le terrorisme (articles 5 et 6)** - **Article 5** : modification de la loi du 30 octobre 2017 (loi SILT). Le ministère de l'intérieur pourrait demander un sursis à exécution en appel contre l'annulation du renouvellement d'une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (MICAS), la cour devant…
Pourquoi voter pour
L'extrait ne contient aucun argument en faveur de la proposition de loi. Il se limite à la mise aux voix de l'ensemble du texte, issu de la commission mixte paritaire et modifié par les amendements adoptés, puis au résultat du scrutin : 533 votants, 522 suffrages exprimés, majorité absolue de 262, 345 voix pour l'adoption. Aucun groupe politique ni aucun intervenant n'y exprime de motivation.
Pourquoi voter contre
L'extrait ne contient aucun argument contre la proposition de loi. Il ne comporte pas d'intervention d'opposants, seulement le même passage procédural, avec 177 voix contre le texte. Les raisons de ce vote ne figurent pas dans cet extrait.
Le vote de chaque groupe
- Rassemblement National : 117 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Ensemble pour la République : 86 pour, 0 contre, 0 abstentions
- La France insoumise - Nouveau Front Populaire : 0 pour, 67 contre, 0 abstentions
- Socialistes et apparentés : 0 pour, 62 contre, 0 abstentions
- Droite Républicaine : 47 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Écologiste et Social : 0 pour, 35 contre, 0 abstentions
- Les Démocrates : 26 pour, 0 contre, 1 abstention
- Horizons & Indépendants : 33 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires : 12 pour, 0 contre, 9 abstentions
- Gauche Démocrate et Républicaine : 0 pour, 12 contre, 1 abstention
- Union des droites pour la République : 17 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Non inscrit : 7 pour, 1 contre, 0 abstentions