Sous-amendement du Gouvernement à l'article unique du projet de loi constitutionnelle sur la Corse
Scrutin public de l'Assemblée nationale du 18 juin 2026, adopté : 75 pour, 23 contre, 1 abstention.
Intitulé officiel : le sous-amendement n° 119 du Gouvernement à l'amendement n° 115 de M. Boudié et à l'amendement identique suivant à l'article unique du projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République (première lecture).
Texte : Projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République
De quoi s'agit-il ?
**Objectif du projet de loi** Ce projet de loi constitutionnelle, intitulé « pour une Corse autonome au sein de la République », vise à inscrire la Corse dans la Constitution en lui reconnaissant un statut d'autonomie. Selon le texte, il fait suite à une demande du Président de la République, en 2022, aux élus corses de proposer des évolutions institutionnelles, puis à un discours du chef de l'État devant l'Assemblée de Corse le 28 septembre 2023. Le contenu a été déterminé avec les élus corses en février et mars 2024, et l'Assemblée de Corse a été consultée le 26 mars 2024, ce qui a permis, selon l'exposé des motifs, d'acter un consensus sur le texte. **Principaux points** Le projet ne comprend qu'un article unique, créant un article 72-5 dans la Constitution, composé de six alinéas : - **Premier alinéa** : il reconnaît le statut d'autonomie de la collectivité de Corse et les spécificités qui le fondent (identité et culture, économie, foncier, attractivité, langue), susceptibles de justifier des normes différentes du reste du territoire. - **Deuxième alinéa** : il permet d'adapter les normes en Corse pour tenir compte de ses spécificités, soit par le pouvoir national (loi ou règlement), soit directement par la collectivité, dans les conditions fixées par une loi organique. - **Troisième alinéa** : il accorde à la collectivité de Corse, sur habilitation, un pouvoir d'édiction de règles législatives et réglementaires dans les matières relevant de ses compétences (par exemple l'aménagement du territoire, le tourisme ou le développement économique). Certaines matières sont exclues, notamment la nationalité, le droit pénal, la défense, la monnaie ou le droit électoral, ainsi que les matières relevant du bloc communal. - **Quatrième alinéa** : il prévoit un contrôle des normes adoptées par le Conseil d'État et le Conseil constitutionnel, et exclut toute adaptation lorsque sont en cause les conditions essentielles d'exercice d'une liberté publique ou d'un droit…
Pourquoi voter pour
- L'extrait ne contient aucun argument en faveur du sous-amendement n° 119. Il reproduit seulement la mise aux voix par la présidente de séance et le résultat du scrutin : 99 votants, 98 suffrages exprimés, 75 voix pour, 23 contre, pour une majorité absolue de 50.
Pourquoi voter contre
- L'extrait ne contient aucun argument contre le sous-amendement n° 119. Aucune intervention de groupe ou de député n'y figure, et les motifs du rejet éventuel ne sont pas exposés.
Le vote de chaque groupe
- Rassemblement National : 0 pour, 13 contre, 0 abstentions
- Ensemble pour la République : 9 pour, 0 contre, 0 abstentions
- La France insoumise - Nouveau Front Populaire : 24 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Socialistes et apparentés : 6 pour, 2 contre, 0 abstentions
- Droite Républicaine : 3 pour, 1 contre, 0 abstentions
- Écologiste et Social : 9 pour, 0 contre, 1 abstention
- Les Démocrates : 8 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Horizons & Indépendants : 12 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires : 4 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Gauche Démocrate et Républicaine : 0 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Union des droites pour la République : 0 pour, 7 contre, 0 abstentions
- Non inscrit : 0 pour, 0 contre, 0 abstentions