Amendement n° 257 et amendement identique à l'article 47 de la loi intégrale

Scrutin public de l'Assemblée nationale du 9 octobre 2026, rejeté : 11 pour, 28 contre, 13 abstentions.

Intitulé officiel : l'amendement n° 257 de Mme Lingemann et l'amendement identique suivant à l'article 47 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Texte : Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants

De quoi s'agit-il ?

**Objectif.** Cette proposition de loi, dite « loi intégrale », vise à lutter contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants, à protéger les victimes et à mettre fin à l'impunité. Elle est accompagnée d'une proposition de loi organique portant sur l'autorité judiciaire. **Contexte cité.** Le texte s'appuie sur plusieurs chiffres : les faits de violences sexuelles enregistrés ont augmenté de 282 % entre 2017 et 2023. En 2021, 73 % des plaintes pour violences sexistes et sexuelles ont été classées sans suite (94 % pour les viols). Il indique également que 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles en France. Il est issu d'un travail mené par une coalition d'associations et de syndicats créée en 2024, qui a formulé 140 recommandations, puis par une coalition parlementaire constituée en janvier 2025. **Principales dispositions.** - **Définition** : le texte introduit dans le code pénal une définition et une classification communes des violences sexistes, sexuelles et intrafamiliales. Il crée une Autorité indépendante chargée d'évaluer les mesures de lutte. - **Police et justice** : création d'unités spécialisées, formation obligatoire des professionnels, socle d'actes d'enquête obligatoires, juridictions et juges spécialisés, et renforcement des droits des victimes (limitation de l'examen de leurs antécédents sexuels, aide juridictionnelle élargie). - **Réponse pénale** : suppression du devoir conjugal, extension de la prescription glissante, nouvelles circonstances aggravantes pour le viol, création d'un crime d'inceste, et dispositions contre les violences en ligne (diffusion d'images intimes, hypertrucages, traque furtive). - **Enfance** : entretien individuel annuel dès la première année de maternelle, accompagnement des enfants victimes, et interdiction dans la loi de la résidence alternée et de la résidence principale chez le parent auteur des violences. - **Travail et enseignement supérieur** : prévention obligatoire en…

Pourquoi voter pour

- Les amendements identiques n° 257 (Mme Delphine Lingemann) et n° 598 (Mme Karine Lebon) sont défendus en séance, ce qui signifie que leurs auteures les présentent à l'Assemblée. - L'extrait ne contient pas d'exposé détaillé de leurs motivations : aucun argument précis n'y est rapporté en faveur de l'adoption. - On sait seulement que 11 votants se sont prononcés pour l'adoption.

Pourquoi voter contre

- La commission, par la voix de M. Guillaume Gouffier Valente (EPR), a donné un avis défavorable. - Le gouvernement, par la voix de Mme Stéphanie Rist (ministre), a également donné un avis défavorable. - L'extrait ne précise pas les raisons de ces avis défavorables : aucun argument juridique ou politique n'est exposé. - Le scrutin a donné 28 voix contre, pour 11 voix pour, les amendements n'ont donc pas été adoptés.

Le vote de chaque groupe