Évaluer précisément le coût réel et sociétal de l’insécurité routière et son impact sur les finances publiques
Adopté par l'Assemblée nationale le 4 juin 2026 (adopté).
1 scrutin sur ce texte.
Ce que contient le texte
**Objet de la proposition** Cette proposition de résolution vise à inviter les pouvoirs publics à mesurer pleinement l'insécurité routière, son évolution et son coût, afin de mieux agir dans ce domaine. Ses auteurs considèrent que la violence routière est un fait de société et non un simple « fait divers », et demandent qu'elle soit une priorité. **Constats avancés par le texte** - La violence routière causerait en moyenne 550 victimes par jour, soit une toutes les trois minutes. - Les jeunes sont décrits comme les premières victimes évitables, avec 500 personnes tuées par an dans la tranche des 18-24 ans. - Selon les chiffres officiels de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière, on compte environ 3 500 personnes tuées par an, 16 000 blessés graves, dont 3 500 handicapés à vie. - Selon la Ligue contre les violences routières, le nombre réel de victimes serait dix fois supérieur aux statistiques officielles, soit près de 20 000 victimes directes. Le texte qualifie ces chiffres de « supposés ». **Victimes indirectes et coût** Le texte soutient que les familles et proches subissent des conséquences importantes, comme la dépression et des traumatismes psychologiques, qui conduisent trop souvent au suicide. En s'appuyant sur des études de l'AGIRA et sur un ratio retenu de neuf victimes indirectes pour une victime directe, il évalue à environ 200 000 le nombre de victimes induites chaque année, soit deux millions tous les dix ans, la sinistralité n'ayant pas baissé depuis dix ans. Les auteurs estiment que ces données devraient permettre d'évaluer le coût sociétal de la violence routière, le coût supporté par les co-victimes et son impact sur le déficit public.