Amendement n° 2 à l'article 1er de la proposition de loi d'abrogation du Code noir

Scrutin public de l'Assemblée nationale du 28 mai 2026, rejeté : 88 pour, 103 contre, 1 abstention.

Intitulé officiel : l'amendement n° 2 de M. Nadeau après l'article premier de la proposition de loi portant abrogation du « code noir » (première lecture).

Texte : Abrogation du Code noir

De quoi s'agit-il ?

**Objet du texte** Cette proposition de loi vise à abroger le Code noir, un ensemble de textes royaux qui encadraient le statut des esclaves dans les colonies françaises. Elle demande aussi au Gouvernement un rapport sur le droit colonial. **Contexte** Le 13 mai 2025, lors d'une séance de questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale, les députés Max Mathiasin et Olivier Serva, par la voix de Laurent Panifous (groupe LIOT), ont demandé l'abrogation du Code noir. Ils rappellent que la France a qualifié la traite négrière de crime contre l'humanité et instauré deux journées nationales de commémoration, mais qu'elle n'a jamais abrogé ce texte. **Le Code noir** Il s'agit d'un recueil d'édits royaux promulgués entre 1685 et 1724. Le premier, de mars 1685, est attribué à Colbert. Il concernait d'abord les Antilles, puis d'autres territoires, comme les îles Mascareignes et la Louisiane, par des édits successifs enregistrés par les autorités locales. Le texte définit les esclaves comme des « meubles » (article 44), autorise les châtiments corporels (article 42), prévoit des peines contre les esclaves fugitifs (article 38), encadre les unions et affranchissements (article 9) et interdit aux esclaves de posséder des biens (article 28). Le texte souligne qu'il a été institué à une époque où le servage était interdit dans le royaume de France. **Situation juridique actuelle** Selon le texte, le Code noir, bien qu'il ne soit plus appliqué, n'a jamais été abrogé, ni lors de l'abolition de 1794, ni lors de celle de 1848. Le Premier ministre, dans sa réponse, a qualifié cette situation d'« anomalie historique ». La loi Taubira du 21 mai 2001 est présentée comme une étape importante, mais les auteurs estiment que le processus reste incomplet sans cette abrogation. **Dispositions de la proposition** - **Article 1er** : abroge le Code noir (édit de mars 1685), ainsi que ses variantes, versions et éditions, et les dispositions qui s'y rattachent. - **Article 2** : demande…

Pourquoi voter pour

** - Mme Émeline Bidi (GDR) reconnaît la portée juridique du texte, mais souligne qu'il a aussi une **portée symbolique**. Elle suppose que l'amendement vise à mentionner aussi les esclaves des **îles d'Amérique**, et non seulement ceux des îles de France et de Bourbon, et elle reproche implicitement au rapporteur une position incohérente sur ce point. - Mme Mathilde Panot (LFI-NFP) annonce que son groupe **votera en faveur de ces amendements**. Elle rattache le Code noir à la domination esclavagiste, au racisme et aux « racismes systémiques », sans développer un argument juridique propre à l'amendement n° 2. - M. Alexis Corbière (ECOS) ne s'exprime pas directement sur l'amendement. Il conteste une affirmation sur Napoléon, qu'il présente comme ayant rétabli l'esclavage et aboli seulement la traite, et il dénonce un « négationnisme historique ». **CONTRE :** - Aucun argument clair contre l'amendement n° 2 n'est exprimé dans cet extrait. - Mme Bidi évoque un « raisonnement en droit » de la ministre, mais l'extrait ne rapporte pas ce raisonnement. - Le rapporteur, M. Max Mathiasin (LIOT), intervient sur d'autres sujets (la politique électorale en Guadeloupe) sans exposer d'argument sur l'amendement. - Le résultat du scrutin est connu : 88 voix pour, 103 contre, l'amendement n'est donc pas adopté. Mais l'extrait ne permet pas de savoir quelles raisons les députés ayant voté contre ont retenues.

Pourquoi voter contre

** - Aucun argument clair contre l'amendement n° 2 n'est exprimé dans cet extrait. - Mme Bidi évoque un « raisonnement en droit » de la ministre, mais l'extrait ne rapporte pas ce raisonnement. - Le rapporteur, M. Max Mathiasin (LIOT), intervient sur d'autres sujets (la politique électorale en Guadeloupe) sans exposer d'argument sur l'amendement. - Le résultat du scrutin est connu : 88 voix pour, 103 contre, l'amendement n'est donc pas adopté. Mais l'extrait ne permet pas de savoir quelles raisons les députés ayant voté contre ont retenues.

Le vote de chaque groupe