l'ensemble de la proposition de loi portant abrogation du « code noir » (première lecture).

Scrutin public de l'Assemblée nationale du 28 mai 2026, adopté : 254 pour, 0 contre, 0 abstentions.

Texte : Abrogation du Code noir

Pourquoi voter pour

- Le groupe GDR (M. Frédéric Maillot) demande que cessent les hommages à des figures liées à l'esclavage, comme la rue Colbert à La Réunion, et réclame que soient mises en avant les figures de résistance (Furcy, Élie, Cimendef). - Le groupe RN (M. Cyril Tribuiani) votera l'abrogation, en affirmant que l'esclavage fut une « abomination » et que sa condamnation doit être totale. Il exprime aussi une vigilance contre « toute instrumentalisation idéologique » de cette mémoire. - Le groupe LFI-NFP (Mme Nadège Abomangoli) votera le texte, qu'elle juge insuffisant : elle souhaite une abrogation ab initio, rétroactive, et soutient l'ouverture d'un débat sur des réparations, y compris matérielles et financières. Elle rappelle que les propriétaires d'esclaves ont été indemnisés et que les victimes n'ont rien reçu. - Le groupe SOC (M. Elie Califer) votera « avec fierté et responsabilité » la proposition de loi de M. Mathiasin, et estime que « l'heure viendra aussi de réparer ». - Le groupe DR (M. Philippe Gosselin) y voit un acte de « cohérence républicaine », réaffirmant la dignité, l'égalité et la liberté, et appelle à regarder le passé avec lucidité. - Le groupe EcoS (Mme Sabrina Sebaihi) votera le texte comme « un acte de lucidité ». Elle souligne que le Code noir est resté en vigueur pendant des décennies et affirme que son héritage persiste dans les discriminations actuelles. Elle présente cette abrogation comme un début, non une fin. - Le groupe Dem (M. Frantz Gumbs) salue le travail « long et méticuleux » de M. Mathiasin et souhaite un vote unanime. - Le groupe EPR (M. Ludovic Mendes) votera l'abrogation au nom de l'universalisme républicain et de la reconnaissance des fautes historiques, et espère également un vote unanime.

Pourquoi voter contre

Aucun argument clair contre la proposition de loi n'a été exprimé dans cet extrait. Aucun orateur ne s'est prononcé contre le texte, et le scrutin final a enregistré 254 voix pour et 0 contre. Les réserves exprimées par le groupe RN portaient sur l'usage politique de la mémoire de l'esclavage, sans remettre en cause l'abrogation elle-même, et les interventions de Mme Sebaihi et de M. Gumbs ont mis en garde contre certains débats ou certaines invectives sans s'opposer au texte.

Le vote de chaque groupe